COP29 : l'Accord de Paris est en jeu

La COP29 se tient à Boukou, en Azerbaïdjan, du 11 au 22 novembre 2024. Crédit : Matthew TenBruggencate / Unsplash.

Publié par Vincent Rondreux  |  Mis à jour le

Sans coopération internationale et financements suffisants accordés aux pays en développement pour leur transition lors de la COP29 à Bakou, la cruciale COP30 de Belem (Brésil) l’an prochain aurait du mal à tenir son objectif. Il faudra renforcer tous les plans climat nationaux pour limiter le réchauffement “bien en dessous de 2°C”, alors même que la barre de +1,5 °C menace déjà.

L’argent est le nerf de la guerre, pour le climat comme par ailleurs. C’est également la question qui, depuis le début des conférences des Nations-Unis pour lutter contre le réchauffement planétaire – les “COP” – achoppe et mine les autres négociations climatiques entre États-nations. La COP29 de Bakou, en Azerbaïdjan, dont l’objectif principal est de flécher des centaines de milliards de dollars annuels des pays riches vers les pays en développement pour leur transition, arrivera-t-elle à conjurer ce mauvais sort ? Rien n’est moins sûr.

Des responsables “historiques” déterminés en 1992

Le passif de 30 ans de COP a nourri la défiance du Sud vis-à-vis du Nord. Dès le départ, les pays en développement sont apparus comme les premières victimes du changement climatique, et souvent lourdement, alors qu’ils n’en sont pas responsables. En guise de compensation, ils ont demandé que les pays développés participent à leur lutte contre le réchauffement, et que les plus vulnérables soient dédommagés des préjudices irréversibles déjà causés.

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