Et si l’intelligence artificielle ne se contentait plus d’analyser nos mots, nos clics ou nos comportements, mais tentait de mesurer ce que nous ressentons vraiment ? C’est la promesse, aussi fascinante que vertigineuse, de HABS, une deeptech française spécialisée dans la neuro-IA, née dans l’écosystème scientifique de l’Université Paris-Saclay. Son ambition : transformer les signaux cérébraux et physiologiques en indicateurs exploitables par des machines et leur apprendre à mieux comprendre les humains.
Fondée en 2023, HABS (Human Augmented Brain Systems) avance sur une ligne de crête. Son histoire commence pourtant loin des tests consommateurs : dans les couloirs d’un hôpital. La fille d’Olivier Locufier, futur fondateur de l’entreprise, est alors atteinte d’une leucémie. Trop jeune pour exprimer précisément ce qu’elle ressent, elle peine à dire si elle souffre ou si elle a peur. C’est cette question qui donnera naissance au projet. Depuis, la start-up a élargi ses terrains d’application : santé, neuromarketing, cybersécurité, interaction homme-machine. Une technologie née d’un drame intime, mais aujourd’hui poussée par un marché beaucoup plus vaste. HABS présentait sa technologie à VivaTech 2026.