Bonne nouvelle : les Français ont pris conscience de l’importance du sommeil. Selon l’enquête annuelle de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), 42 % d’entre eux considèrent désormais “bien dormir” comme le premier pilier de la santé, devant l’alimentation (38 %) et l’activité physique (20 %). Cette évolution marque un tournant culturel. Longtemps considéré comme une variable d’ajustement – une heure que l’on grignote pour travailler davantage ou prolonger la soirée – le sommeil s’impose aujourd’hui comme un déterminant majeur de la santé physique et mentale.
Les pouvoirs publics s’en emparent également. Une feuille de route interministérielle, publiée en juillet 2025, a inscrit le sommeil comme enjeu de santé publique, avec des actions visant à améliorer les environnements de vie, l’éducation à la santé ou encore l’organisation du travail. Car derrière cette prise de conscience se cache un constat plus inquiétant : nos nuits se raccourcissent et se fragmentent.