Biodynamie : ce que la science révèle
Derrière certaines pratiques ésotériques, comme les cornes emplies de bouse et enterrées, les bienfaits des pratiques liées à la biodynamie ne sont plus à prouver.
Dans un monde agricole en quête de résilience, la biodynamie est mise à l’épreuve de la science. Bien que moquée pour ses rites lunaires et ses cornes de bouse, cette approche s’avère bénéfique à la vitalité des sols. De quoi séduire un nombre croissant de fermes en quête de régénération.
Publié le
Écrit par Brice Perrier (Journaliste)
“Certains sujets sont plus délicats que d’autres, mais en tant que chercheur public, je considère qu’il faut les aborder.” Lionel Ranjard, directeur de recherche à l’Inrae (Institut national de la recherche agronomique) de Dijon, spécialiste des sols, vient de publier une étude d’ampleur sur la viticulture (EcoVitiSol). Son objectif: comparer l’impact de trois pratiques agricoles – conventionnelle, biologique et biodynamique – sur la santé des sols, plus précisément de 150 parcelles situées en Bourgogne et en Alsace.
Résultat : la biodynamie tire son épingle du jeu, avec une activité microbienne plus riche et une meilleure interaction entre bactéries et champignons, essentielles à la nutrition des plantes. De quoi relancer le débat sur cette méthode qui intéresse désormais une partie du monde scientifique.
Depuis une trentaine d’années, la biodynamie creuse son sillon dans les vignobles
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