“Certains sujets sont plus délicats que d’autres, mais en tant que chercheur public, je considère qu’il faut les aborder.” Lionel Ranjard, directeur de recherche à l’Inrae (Institut national de la recherche agronomique) de Dijon, spécialiste des sols, vient de publier une étude d’ampleur sur la viticulture (EcoVitiSol). Son objectif: comparer l’impact de trois pratiques agricoles – conventionnelle, biologique et biodynamique – sur la santé des sols, plus précisément de 150 parcelles situées en Bourgogne et en Alsace.
Résultat : la biodynamie tire son épingle du jeu, avec une activité microbienne plus riche et une meilleure interaction entre bactéries et champignons, essentielles à la nutrition des plantes. De quoi relancer le débat sur cette méthode qui intéresse désormais une partie du monde scientifique.