Le 12 juillet 2022, en plein après-midi, un départ de feu dans la forêt usagère de La Teste-de-Buch, dans les Landes, en Gironde, va embraser plus de 7 000 hectares. Quinze jours de lutte acharnée seront nécessaires pour contenir l’incendie. Les images de pins calcinés, de dunes noircies et de fumées opaques ont marqué durablement les esprits. Ce drame n’est pas un fait isolé : il est le symptôme d’une forêt sous pression, à la fois par sa structure, sa gestion et son contexte climatique. Ce drame n’est pas un fait isolé : il est le symptôme d’une forêt sous pression, à la fois par sa structure, sa gestion et son contexte climatique.
Située à proximité immédiate de zones urbaines et touristiques densément fréquentées l’été, la forêt landaise est aussi en première ligne face à une pression démographique constante. Pour rappel, 90 % des départs de feu sont d’origine humaine. Cette cohabitation fragile, entre patrimoine naturel et activité humaine intense, accentue les risques d’incident et complique les interventions d’urgence. Pierre Massé, directeur de la DFCI Aquitaine (Défense des forêts contre l’incendie) dresse un constat sans appel, deux ans et demi après la catastrophe : “Ces incendies sont devenus des réalités récurrentes. Ils ne sont plus exceptionnels mais tendanciels. Avec la hausse des températures et les périodes de sécheresse prolongées, on va vers une fréquence accrue des feux.”