Gstaad Menuhin Festival : quand la musique est bonne… pour l'écologie
La célèbre violoncelliste Patricia Kopatchinskaja profite de sa performance pour sensibiliser le public à l’écologie. Crédit : Raphaël Faux / Gstaadphotography.com.
Inspiré par Yehudi Menuhin depuis 2002, le virage écologique du Gstaad Menuhin Festival se confirme. Outre les spectacles “provoquants” pour attirer l’attention sur la situation de la planète, la priorité est de créer un festival entièrement durable. Avec plus de 60 concerts et des milliers de déplacements, l’empreinte carbone est forcément importante. Alors, comment concilier excellence artistique et performance écologique ?
Mis à jour le
Écrit par Gilles Trichard
“Regardez, même le glacier Wildhorn est affecté par le réchauffement climatique. Lorsque j’étais enfant, c’était blanc tout l’été, et il faut désormais grimper à plus de 5 000 mètres pour que le service météorologique suisse enregistre la limite du zéro degré“. Au sommet de l’Eggli, montagne imposante du Saanenland, Christoph Müller ne veut pas seulement lancer son label Mountain Spirit, une expérience de concert en altitude.
Il veut aussi passer à la vitesse supérieure dans sa démarche de sensibilisation à l’écologie. Quitte à brouiller les codes habituels de la musique classique. “Je ne suis pas un producteur de divertissement mais un acteur culturel et, à ce titre, les questions de l’humanité me concernent. La musique ne changera pas le monde à elle seule, mais elle peut y contribuer.”
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