Depuis son enfance, Elon Musk est dévoré par l’angoisse que fait naître en lui la perspective d’une fin de l’humanité à cause de la dénatalité. Les humains, selon lui, n’auraient plus envie de sacrifier de nouvelles générations à un monde qui offre trop de chances à ceux qui ne les méritent pas et refuse trop d’opportunités aux meilleurs. Trop de règles, trop de lois, trop d’interdictions entravent ceux qui pourraient “réparer le monde” si les États et leurs administrations les laissaient faire à leur guise. Cette Terre est un enfer dont les Libertariens, comme Musk, sont les damnés.
C’est dans la science-fiction qu’il a retrouvé l’espoir de sauver le monde en devenant le “technomessie”. Thomas Michaud, chercheur, prospectiviste et auteur de SF, écrit : “Musk est fan de ce genre littéraire, il n’hésite pas à annoncer vouloir réaliser des visions qui appartenaient jusqu’alors à cet imaginaire technique. Il est l’archétype de l’entrepreneur hyperréel, c’est-à-dire un innovateur ne fixant aucune limite, cherchant à réaliser la science-fiction.“