En six mois seulement, entre décembre 2025 et mai 2026, SpaceX a fait redescendre et se désintégrer dans l’atmosphère 260 satellites Starlink, selon un rapport semestriel remis à la Commission fédérale américaine des communications (FCC). Dans le même temps, 349 autres appareils ont été retirés du service et doivent à leur tour être éliminés. Des chiffres qui donnent un aperçu d’un phénomène appelé à devenir ordinaire : les satellites en orbite basse ont une durée de vie limitée et, avec les méga-constellations, leur renouvellement transforme désormais les rentrées atmosphériques en flux continu.
En 2026, ce sont désormais un peu plus de 15 000 satellites fonctionnels qui gravitent autour de la Terre, selon l’Agence spatiale européenne (ESA). Sur ce total, un peu plus de 10 000, 66 %, appartiendraient à Elon Musk. Mais quel que soit leur propriétaire, une constante demeure : leur fin de vie pose un dilemme. Les laisser en orbite augmente le risque de collisions et de prolifération des débris. Les faire redescendre semble donc la solution la plus propre. Sauf que lorsqu’un satellite "brûle" dans l’atmosphère, ses centaines de kilos de métal ne s’évanouissent pas par magie. Une partie se vaporise et se transforme en particules microscopiques dont le devenir commence seulement à être étudié.