Vue de la Terre avec réseau de satellites et connexions numériques dans l'espace.
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Le boom des satellites menace-t-il la couche d’ozone ?

En se désintégrant dans l’atmosphère, les satellites libèrent des métaux, dont de l’aluminium qui se transforme en particules d’alumine susceptibles de persister pendant des décennies.

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En bref

  • Les satellites qui se désintègrent dans l’atmosphère libèrent des métaux, notamment de l’aluminium qui peut se transformer en particules d’alumine.
  • Une étude de 2024 estime qu’un satellite de 250 kg contenant 30 % d’aluminium pourrait produire près de 30 kg d’oxydes d’aluminium lors de sa rentrée.
  • Ces particules peuvent persister pendant des décennies et atteindre la stratosphère, où elles sont susceptibles d’interférer avec les réactions chimiques qui contrôlent l’ozone.
  • Aucun effet significatif sur la couche d’ozone n’est encore démontré, mais la multiplication des méga-constellations et des rentrées atmosphériques pousse les scientifiques à étudier cette nouvelle pollution.

En six mois seulement, entre décembre 2025 et mai 2026, SpaceX a fait redescendre et se désintégrer dans l’atmosphère 260 satellites Starlink, selon un rapport semestriel remis à la Commission fédérale américaine des communications (FCC). Dans le même temps, 349 autres appareils ont été retirés du service et doivent à leur tour être éliminés. Des chiffres qui donnent un aperçu d’un phénomène appelé à devenir ordinaire : les satellites en orbite basse ont une durée de vie limitée et, avec les méga-constellations, leur renouvellement transforme désormais les rentrées atmosphériques en flux continu.

En 2026, ce sont désormais un peu plus de 15 000 satellites fonctionnels qui gravitent autour de la Terre, selon l’Agence spatiale européenne (ESA). Sur ce total, un peu plus de 10 000, 66 %, appartiendraient à Elon Musk. Mais quel que soit leur propriétaire, une constante demeure : leur fin de vie pose un dilemme. Les laisser en orbite augmente le risque de collisions et de prolifération des débris. Les faire redescendre semble donc la solution la plus propre. Sauf que lorsqu’un satellite "brûle" dans l’atmosphère, ses centaines de kilos de métal ne s’évanouissent pas par magie. Une partie se vaporise et se transforme en particules microscopiques dont le devenir commence seulement à être étudié.

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