La Croisière Verte : “La plus grande satisfaction de cette expédition, c'est d'avoir prouvé que la mobilité électrique peut être totalement autonome”
Plus de 16 000 km en Citroën AMI à travers l’Afrique grâce au solaire, c’est le pari fou – et réussi – de La Croisière Verte. Crédit : LCV-Claudio von Planta.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Un siècle après la Croisière Noire d’André Citroën, Éric Vigouroux et son équipe ont réalisé un exploit : traverser l’Afrique en Citroën AMI 100 % électrique et alimentée à l’énergie verte. Une aventure pionnière, qui démontre que la mobilité durable n’est plus un concept, mais une réalité.
De Ouarzazate, au Maroc, à Cape Town, en Afrique du Sud, sans faire un seul plein d’essence. Il aura fallu quatre mois – 123 jours – aux quatre Citroën AMI spécialement modifiées pour avaler les 16 300 kilomètres qui séparent les deux villes et traverser ainsi l’Afrique du Nord au Sud dans cette aventure qu’a été la Croisière Verte. Tout au long de ce périple, Éric Vigouroux et son équipe ont relevé un défi unique en se déplaçant uniquement grâce aux énergies propres et en bonne partie en autonomie.
Le voyage a en effet été entièrement alimenté par 4 200 kWh d’électricité renouvelable (95 % solaire, 4 % hydroélectrique et 1 % éolien), sans la moindre émission de CO2. Au-delà de la performance technique, cette aventure a permis de montrer que l’Afrique dispose d’un potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables et que l’adoption des solutions électriques est déjà en marche sur le continent. WE DEMAIN a pu échanger avec Éric Vigouroux une semaine après le terme de ce voyage hors du commun.
Qu’est-ce qui vous a inspiré cette aventure ?
Tout a commencé par le hasard d’une lecture. Un jour, en feuilletant un vieux livre dans la bibliothèque de mes beaux-parents, je suis tombé sur le récit de La Croisière Noire. Je connaissais la Croisière Jaune, mais j’avais étrangement peu entendu parler de cette expédition de 1924 qui traversa l’Afrique et qui a été mise sur pied par André Citroën. L’audace de l’époque m’a fasciné. C’est là que l’idée a germé : pourquoi ne pas réécrire l’histoire avec une approche moderne, 100 % électrique et propre ?
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