Nous consultons des cartes en permanence. Pour nous déplacer, rencontrer des proches, récupérer un colis, éviter un embouteillage, choisir un restaurant ou localiser un hôpital. Elles sont partout, intégrées à nos téléphones, nos voitures, nos écrans. Et pourtant, jamais la carte n’a semblé aussi invisible. Comme si elle allait de soi. Comme si elle était neutre. C’est précisément ce paradoxe que veut mettre en lumière le Jour de la Carte, dont la première édition se tient ce mercredi 4 février 2026, à l’initiative de La République des Cartes.
Une journée nationale, décentralisée et participative, pensée sur le modèle de la Fête de la Ccience ou de la Fête de la Musique, avec une centaine d’événements organisés simultanément en France et à l’international. Derrière cette mobilisation inédite, une conviction simple : la carte est un outil de pouvoir. Elle structure notre regard, hiérarchise les informations, rend visibles certains phénomènes et en invisibilise d’autres. Autrement dit, elle ne se contente pas de décrire le monde : elle contribue à le fabriquer.