Le jour de la Carte : dessiner le monde, c'est déjà décider
La carte structure notre regard sur le monde : loin d’être neutre, elle influence nos choix collectifs. - © La République des Cartes
Publié le par Florence Santrot
Longtemps perçue comme un simple outil technique, la carte revient sur le devant de la scène politique et culturelle. Ce 4 février 2026, la première édition du Jour de la Carte entend rappeler une évidence trop souvent oubliée : représenter un territoire, c’est déjà faire un choix – et donc faire démocratie.
Nous consultons des cartes en permanence. Pour nous déplacer, rencontrer des proches, récupérer un colis, éviter un embouteillage, choisir un restaurant ou localiser un hôpital. Elles sont partout, intégrées à nos téléphones, nos voitures, nos écrans. Et pourtant, jamais la carte n’a semblé aussi invisible. Comme si elle allait de soi. Comme si elle était neutre. C’est précisément ce paradoxe que veut mettre en lumière le Jour de la Carte, dont la première édition se tient ce mercredi 4 février 2026, à l’initiative de La République des Cartes.
Une journée nationale, décentralisée et participative, pensée sur le modèle de la Fête de la Ccience ou de la Fête de la Musique, avec une centaine d’événements organisés simultanément en France et à l’international. Derrière cette mobilisation inédite, une conviction simple : la carte est un outil de pouvoir. Elle structure notre regard, hiérarchise les informations, rend visibles certains phénomènes et en invisibilise d’autres. Autrement dit, elle ne se contente pas de décrire le monde : elle contribue à le fabriquer.
Une carte n’est jamais neutre
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