Comment le rail chinois évite plus de pétrole que tous les véhicules électriques du monde
Un train C2008, qui relie à très haute vitesse (350 km/h) Pékin Sud à Tianjin. - © N509FZ / Wikipedia
Publié le par Florence Santrot
On parle beaucoup des voitures électriques, mais c’est un autre mode de transport qui réalise l’exploit le plus spectaculaire en matière d’économies de pétrole : le rail chinois. Massif, électrifié et d’une frugalité matérielle remarquable, son réseau à grande vitesse évite aujourd’hui davantage de pétrole que l’ensemble des véhicules électriques du monde, comme le révèle le rapport World Energy Outlook 2025.
Un train peut en cacher un autre… mais aussi éviter énormément d’émissions de gaz à effet de serre. Voilà un acteur du climat qu’on n’avait pas forcément vu venir. Et c’est un chiffre qui interpelle, presque à rebours des idées reçues, dans le dernier rapport World Energy Outlook 2025, publié le 12 novembre dernier. Il en ressort que l’expansion du rail non urbain en Chine – c’est-à-dire la grande vitesse et le fret électrifié – a permis d’éviter 1,5 million de barils de pétrole par jour en 2024. Oui, plus que l’ensemble des économies pétrolières générées par les véhicules électriques dans le monde la même année.
Ce résultat spectaculaire ne tient pas du miracle, mais d’un choix stratégique : faire du train le cœur de la mobilité longue distance. Aujourd’hui, sur quelque 162 000 kilomètres de rails, plus de 120 000 sont électrifiés, soit 75,8 % du réseau total. Et, avec plus de 40 000 kilomètres de lignes à grande vitesse (HSR, pour High-Speed Rail) – trois fois plus que le reste du monde réuni –, la Chine a littéralement redessiné son territoire autour de ses rails en l’espace d’une décennie.
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