Avec le passage à horizon 2030 de la classe moyenne mondiale à 4,9 milliards de personnes, la situation devient explosive et pose la question de la pérennité de nos modes de vie de leur évolution. Vouloir les protéger tels quels à tout prix, dans une logique de « premier arrivé premier servi », exclurait la nouvelle classe moyenne des fondamentaux du « bien-être occidental » et accentuerait la dichotomie entre pays développés et pays pauvres. Il est clair que les définitions et les composantes du bien-être et des modes de vies idéals doivent évoluer.
L’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’environnement) a réalisé une étude prospective, « A framework for shaping sustainable lifestyles, determinants and strategies », qui s’interroge sur ces composantes clefs du bien-être que sont l’alimentation, l’habitat, la mobilité, les biens de consommations et les loisirs.
L’étude propose aussi des stratégies pour atteindre des modes de vie durables, avec une prise en compte des actions bottom-up, une mise en évidence des phénomènes de refus (boycott, rejet) et d’adhésion (éco-innovaton, do it yourself, réutilisation, conservation). Elle mise sur une orientation des attitudes vers la durabilité, une évolution institutionnelle et une adaptation des infrastructures de durabilité.
A framework for shaping sustainable lifestyles, determinants and strategies – UNEP
À télécharger ici : http://www.oneplanetnetwork.org/sites/default/files/a_framework_for_shaping_sustainable_lifestyles_determinants_and_strategies_0.pdf