Le Français moyen s'appelle… Aurélie !

La baguette, la Peugeot et le hit littéraire de Saint-Exupéry, le Petit Prince, caracolent toujours en tête. - © Liubomir / stock.adobe.com / Canva

Publié le par Frédéric Brillet

Il “scrolle” l’actualité en buvant son café, grogne contre l’inflation, hésite entre une série Netflix et un roman entamé déjà trois fois. Il vote, souvent à contrecœur, rêve de vacances qu’il ne pourra jamais s’offrir, peste dans les embouteillages… À quoi pourrait ressembler le Français moyen de 2024 ? Peut-être à vous ? Ou à votre voisin ? Son quotidien est ordinaire. Trop pour faire la une. D’ailleurs, les médias l’ignorent superbement. Ils lui préfèrent les destins hors normes, les trajectoires flamboyantes, les très riches ou les déclassés très en colère. Bref, les héros et les parias, tant qu’ils font du bruit.

La culture populaire l’évoque avec condescendance, ironie, voire le caricature. Dans les années 1960, Sheila chantait disait le terme. Souvenez-vous : “Tandis que moi, qui ne suis rien / Qu’une petite fille de Français moyen…” – un monument de platitude. À la même époque, Jean Yanne en rajoutait une couche dans un sketch culte : il incarne un consommateur obéissant, qui achète tout ce que la pub lui conseille. Résultat ? Ça ne le rend pas plus heureux et il s’ennuie à mourir : “Et je m’emmerde, je m’emmerde…”

Du cliché à la réalité du Français moyen

Les années passent, la dérision persiste. En 1980, Renaud croque avec férocité ses voisins d’

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