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“La COP26, c’est un peu la COP de la dernière chance”

Armelle Oger, journaliste de WE DEMAIN, était sur le plateau du 23h de Franceinfo le 6 octobre pour parler de l’importance de la COP26 à venir, et notamment des énergies renouvelables.

Le 07/10/2021 par WeDemain
COP26
Armelle Oger revient sur la pré-COP26 qui a eu lieu à Milan fin septembre.
Armelle Oger revient sur la pré-COP26 qui a eu lieu à Milan fin septembre.

“On voit une très grande attente. Parce que cette COP26, c’est un peu la COP de la dernière chance”, a souligné Armelle Oger, journaliste WE DEMAIN, sur le plateau du 23h de Franceinfo ce mercredi 6 octobre. 

La semaine dernière, du 30 septembre au 2 octobre, les ministres et représentants d’une cinquantaine de pays se sont réunis à Milan pour une pré-COP26. Une sorte de réunion de préparation. 

“Échouer reste une possibilité mais nous ne pouvons, ne devons pas, l’accepter. […] Nous pouvons soit sauver notre monde soit condamner l’humanité à un avenir infernal”, a alerté Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, à Milan. 

“Les qualificatifs sont rudes. Les experts sont un peu pessimistes à la suite de cette pré-COP de Milan”, commente Armelle Oger.

La COP26, tremplin pour les énergies renouvelables

Elle rappelle : la Chine, un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, et l’Inde, n’ont pas remis leur feuille de route avec les objectifs réactualisés. Il n’y a eu aucune avancée quant à l’aide des pays plus riches aux pays les plus pauvres pour soutenir leur transition. “Le constat n’est pas terrible”, euphémise notre journaliste à propos de cette pré-COP. 

Et concernant l’Europe ? “Nous avons l’impression que nous sommes un peu toujours dans le débat. Faut-il le tout nucléaire ? Faut-il arrêter toutes les énergies fossiles et les remplacer ? Par quoi ? Et il y a aussi cette ‘éolienne bashing’ en France, avec même des candidats à la présidentielle qui disent ‘à quoi ça sert ?’”, commente Armelle Oger. 

Dans une interview à retrouver dans WE DEMAIN n°35, Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, appelle pourtant à développer les énergies renouvelables au plus vite. Et surtout à arrêter les énergies fossiles. “Pourtant, ce ne sont pas des écolos !”, précise notre journaliste. 

“En France, nous n’avons qu’une éolienne marine au Croisic. Au Royaume-Uni, il y en a 2 000 ! Dans le mix, qui peut être une des pistes à venir, il y a obligatoirement une dose importante d’énergies renouvelables. Pourtant nous n’avançons pas”, conclut Armelle Oger. 

Retrouvez l’interview de Fatih Birol, “Une tâche herculéenne attend l’humanité”, dans la revue WE DEMAIN n°35. Un numéro toujours disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne

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