Une famille se met à manger bio, voici les effets sur sa santé

Par I Publié le 19 Mai 2015

En seulement deux semaines, cette famille suédoise a vu drastiquement baisser les taux de pesticides présents dans ses urines. Une étude menée par Coop, une chaîne suédoise d’épiceries coopératives.


Source: Capture d'écran
Source: Capture d'écran
Manger bio, tout le monde est pour. Mais en pratique, le prix des aliments et la facilité nous conduisent à consommer les produits classiques de la grande distribution.
 
Pour convaincre le public de franchir le pas, la chaine d’épiceries suédoise Coop a financé une étude de trois semaines sur une famille de cinq personnes, les Palmbers. La première semaine, ses membres se sont alimentés comme à l’accoutumée avec des produits ordinaires, tout en fournissant au quotidien des échantillons d’urine.

Pesticides dans l'organisme

Analysés par l’Institut Environnemental Suédois, ces échantillons ont révélé la présence de huit pesticides dans leurs organismes. "Nous avons découvert des insecticides, des fongicides et des régulateurs de croissance", explique le docteur Jorgen Magner, à la tête de l'étude.

Les deux semaines suivantes, la famille s’est convertie entièrement à l’alimentation biologique. De nouveaux prélèvements ont alors eu lieu. Verdict : en seulement quelques jours, presque tous les pesticides avaient disparus des organismes de la famille témoin.
 

Source: Capture d'écran
Source: Capture d'écran
L’étude (disponible ici ) précise cependant que les taux mesurés au début de l’expérience entraient dans la norme admise par la loi. Mais derrière ces seuils de toxicité se cache la problématique des interactions - encore inconnues - entre les molécules chimiques.
"Nous savons très peu de choses sur les effets à long terme de la consommation de nourriture traitée aux pesticides. D'autant plus lorsque que l'on sait que les produits chimiques peuvent être bien plus dangereux lorsqu'ils sont mélangés" analyse Jorgen Magner
Il est en effet très difficile d’étudier ces interactions moléculaires, du fait de la diversité génétique et des centaines de substances déjà accumulées dans nos corps. Celles-ci sont cependant suspectées de contribuer au diabète et aux allergies qui touchent la population occidentale. Alors, dans le doute, mangeons bio !

Jean-Jacques Valette
Journaliste à We Demain







WEDEMAIN.FR SUR VOTRE MOBILE