Quand le changement climatique fait s'envoler les prix dans nos assiettes
Face à des champs asséchés, les agriculteurs constatent les effets concrets du dérèglement climatique. Une récolte en moins, et les prix s’envolent.
Sécheresse, inondations, chaleur… le dérèglement climatique bouleverse déjà notre alimentation. +50 % pour l’huile d’olive espagnole, +280 % pour le cacao ghanéen, +300 % pour la laitue australienne : les prix s’envolent, les étals se vident. Ce que nous mangeons devient un marqueur de vulnérabilité autant qu’un enjeu stratégique mondial.
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En bref
Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.
- Entre 2022 et 2024, les événements climatiques extrêmes — sécheresses, vagues de chaleur, inondations — ont entraîné une flambée des prix alimentaires dans de nombreuses régions du monde : +48 % pour le riz au Japon, +50 % pour l’huile d’olive en Espagne, +280 % pour le cacao en Afrique de l’Ouest, +300 % pour les laitues en Australie.
- Ces hausses fragilisent les populations les plus précaires, aggravent la malnutrition et pèsent lourdement sur la santé publique : alimentation de moindre qualité, hausse des maladies chroniques, troubles psychiques liés à l’insécurité alimentaire.
- Mais l’impact va bien au-delà : ces crises alimentaires nourrissent les inégalités, ravivent les tensions et peuvent déstabiliser des pays entiers, comme le soulignent de nombreux chercheurs et rapports internationaux.
Au Japon, le riz a bondi de 48 % après une vague de chaleur historique en 2024. En Espagne, la sécheresse prolongée de 2022-2023 a fait bondir le prix de l’huile d’olive de 50 %, s’ajoutant à des hausses déjà amorcées les années précédentes. En Côte d’Ivoire et au Ghana, la même année, le cacao a vu son prix s’envoler de 280 % sous l’effet d’une canicule aggravée par le changement climatique. L’Australie, de son côté, a connu une flambée de 300 % sur les laitues après des inondations massives.
Ces chiffres ne sont pas isolés. Une étude publiée en juillet 2025 dans Environmental Research Letters recense quelque seize épisodes marquants entre 2022 et 2024 où des événements météo extrêmes ont entraîné des hausses notables des prix alimentaires. L’un des exemples les plus frappants : l’Asie à l’été 2024, où une canicule généralisée a déstabilisé les récoltes de légumes, riz, oignons ou encore café. Intitulée Climate extremes, food price spikes, and their wider societal risks (Extrêmes climatiques, flambée des prix alimentaires et leurs risques sociétaux plus larges), cette étude a été réalisée par le chercheur Maximilian Kotz et son équipe au Barcelona Supercomputing Center.
Une pression directe sur la sécurité alimentaire
En 2024, l’Asie a particulièrement subi les effets de températures extrêmes. “L’Inde, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, le Vietnam – tous ces pays ont connu une chaleur exceptionnelle… et tous ont documenté ce genre d’effets sur les prix des denrées alimentaires, dans une certaine mesure”, explique Maximilian Kotz. Lorsque les récoltes sont détruites, les chaînes d’approvisionnement se tendent, les rendements s’effondrent et les prix s’emballent. Les populations les plus précaires réduisent alors leur consommation de produits frais,
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