Apprivoiser les friches

Aux portes d’un bidonville d’Aubervilliers (92), une jeune Roumaine vide son eau de lessive dans un terrain vague, près de la rue du Chemin Vert. Ces zones abandonnées sont parfois investies par des populations vivant en marge, à l’abri des regards. - © Myr Muratet

Publié le par Josée Blanc Lapierre

Une découverte inattendue. En explorant la flore des villes, la botaniste Audrey Muratet ne pensait pas observer une grande diversité. Or c’est tout l’inverse qui s’est produit. La biodiversité des friches est plus riche que celle de nos parcs et jardins. “Les gravats de chantier et les carcasses de voiture masquent des terres d’asile pour les oiseaux migrateurs et les plantes voyageuses”, explique-t-elle. Ces mosaïques d’écosystèmes abritent la martre et la fouine, ainsi que d’innombrables plantes qui s’épanouissent en toute liberté : les pionnières, comme le coquelicot et le chénopode blanc ; puis les graminées, telles que le fromental et la fétuque.

Connectez-vous pour accéder à la suite de ce contenu

Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.

Je continue
Pas encore abonné(e) ? Tous nos contenus et services exclusifs à partir de 6,90€/trimestre, sans engagement (offre découverte : 1er trimestre à 3,90€) J’en profite