Captage du CO2 : le fantasme de la géo-ingénierie face à la dure réalité scientifique

mammoth climeworks Dernier projet en date du suisse Climeworks, Mammoth, la plus grande usine de captage du CO2 au monde, est conçue pour une capacité de capture nominale allant jusqu’à 36 000 tonnes de CO₂ par an. Crédit : Climeworks.

Publié par Florence Santrot  |  Mis à jour le

Trop beau pour être vrai ? Depuis quelques années, afin de lutter contre le réchauffement climatique sans remettre vraiment en cause nos modes de vie dispendieux, des initiatives visent à créer des technologies de captage du CO2. Le DAC (Direct Air Capture) consiste à retirer du dioxyde de carbone de l’air puis de le stocker sous terre en le cristallisant dans la roche. Une solution clé en main pour réduire les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et espérer ainsi rester dans les limites de l’Accord de Paris, sous les +1,5 °C de réchauffement.

 Une des sociétés les plus avancées en la matière est Climeworks, une entreprise suisse qui a déjà créé plusieurs DAC, notamment en Islande. Mais des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), spécialisés dans les énergies, ont étudié cette géo-ingénierie et ne sont pas aussi enthousiastes que les entreprises de ce nouveau marché. Une étude du MIT Energy Initiative (MITEI) s’est penchée sur les effets d’annonce de ces stratégies et en conclut que les capacités de captage du CO2 par les DAC reposent sur des hypothèses trop optimistes, voire irréalistes.

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