Architecture : penser organique

Projet perché : la tour Eden, concept signé Neri Oxman, où murs végétalisés et bois suspendus contribuent à la biodiersité. - © Courtesy Neri Oxman

Publié le par Frederic Joignot

En découvrant les réalisations de Neri Oxman, on passe de l’autre côté du miroir, dans un univers où les immeubles respirent, les gratte-ciel abritent prairies et sous-bois, les façades bronzent, les murs sont biodégradables, les bombyx tissent des maisons de soie, le synthétique et le biologique fusionnent, l’urbain et l’écosystème s’entrelacent, générant des formes jamais vues, vivantes, évolutives, où les habitants se sentent réintégrés dans la nature.

Neri Oxman ne rêve pas. Elle met en œuvre ce qu’elle appelle “l’écologie des matériaux”, une démarche “qui vise à replacer les constructions et les objets fabriqués artificiellement à l’intérieur du contexte de l’écologie naturelle, de telle sorte que tout s’y adapte et y réponde.” Un changement de paradigme en architecture. Prenez le Centre Pompidou, ses tuyauteries et ses tubulures, son allure de plateforme pétrolière – la modernité en son temps. Pour Oxman, cette époque est révolue : “Nous devons repenser certains idéaux hérités de la tradition moderniste à travers le prisme de la nature plutôt que de la machine. Il nous faut imaginer des bâtiments vivants qui abritent un système neurologique capable de se synchroniser avec un système de canalisations proche de la circulation sanguine. Réinterpréter Pompidou pour qu’il foncti

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