Un homme marche près de vaches devant un bâtiment blanc avec une arche.
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Le beau pour tous, l'utopie concrète de Marc Held

À Samba Dia, l’école maternelle imaginée par Marc Held incarne une architecture locale et sensible, où la beauté, les matériaux du territoire et le savoir-faire des habitants redessinent un lieu d’apprentissage à hauteur d’enfants.

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L’école maternelle est la plus belle maison du village de Samba Dia. Non que les maisons soient moches par ici, mais elles sont aussi modestes que les habitants sont pauvres dans cette région du delta du Saloum, à plus de trois heures de route au sud de Dakar, au Sénégal. Une région paradoxale où l’eau est partout, mais l’herbe rare. La faute au climat qui cuit tout : les peaux, les végétaux, la terre. Ici, on vit d’élevage familial en faisant paître les troupeaux, avant que le soleil ne roussisse l’herbe, de maraîchage, de pêche.

Une entrée ménagée dans une façade bleue, des murs blanchis à la chaux : l’école se voit de loin. Quatre pavillons octogonaux, reliés par des préaux couverts en fibre végétale, distribuen

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