Flagrant délit d'incivilités, une histoire française

Mégots, emballages, dépôts sauvages : en ville, l’effet d’entraînement transforme un simple déchet en norme tolérée. - © S. Leitenberger / stock.adobe.com

Publié le par Frédéric Brillet

C’était il y a quarante ans, mais Philippe, chef d’entreprise parisien à la retraite et gros fumeur, s’en souvient encore. “Je m’étais arrêté à la frontière côté suisse pour m’en griller une devant le poste de douane. J’écrase comme d’habitude mon mégot par terre et, là, je vois le douanier helvète qui me fusille du regard... Je l’ai piteusement ramassé.” L’épisode l’a marqué mais n’a pas suffi à modifier son comportement. “En l’absence de poubelle à proximité, je jette mon mégot par terre, ça pue trop pour que je le garde sur moi.” Au mieux, il s’en débarrasse dans le caniveau ou une bouche d’égout, ignorant que cela pollue tout autant l’environnement.

Je pensais que les stations d’épuration récupéraient les mégots avant que ceux-ci ne finissent à la mer.” Et non Philippe, les filtres desdites stations ne sont pas assez fins. Il croyait aussi son mégot biodégradable : “Ah bon, ça contient du plastique ? C’est ça qu’il faudrait interdire.” Pourtant, cette information est inscrite depuis belle lurette sur les paquets, avec le dessin d’une tortue marine.

Le mégot, un des polluants les plus néfastes pour les océans

On montre à Philippe le fameux pictogramme, il le découvre : “Les photos de cancéreux et de poumons sont tellement

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