Vue microscopique de particules virales flottant sur fond sombre, avec des détails texturés.
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Plus forts que les humanoïdes, les robots cellulaires !

Illustration 3D de xénobots nageant dans un liquide.

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Publié le

En bref

  • Les xénobots, conçus à partir de cellules de grenouilles et programmés grâce à l’IA, peuvent se déplacer, transporter des particules et même se répliquer.
  • Les anthrobots, fabriqués à partir de cellules humaines, ouvrent des perspectives pour la médecine régénérative, notamment la réparation des tissus.
  • Dépollution, traitements médicaux, régénération cellulaire : ces applications restent expérimentales et soulèvent des questions sur leur efficacité et leurs risques.

Il y a plus flamboyant parmi les grenouilles. Xenopus laevis (xénope, de son nom commun) est petit, brunâtre, dépourvu de langue… mais facile à vivre et à élever dans un aquarium de laboratoire, un univers familier pour cet amphibien qui est, de longue date, l’un des principaux organismes modèles des biologistes. La discrète créature n’en a pas moins connu son moment de célébrité en 2020, quand une publication scientifique a décrit comment ses cellules avaient constitué le matériau de base pour la création des “xénobots” – “xéno” pour xénope et “bots” pour robots. Soit des amas cellulaires d’embryons de grenouille programmés par IA pour se déplacer dans une boîte de Pétri et se regrouper en petites boules de matière animée, capables de se répliquer sur plusieurs générations.

Vous avez dit robots vivants ? Leurs concepteurs, biologistes réputés de la Tufts University à Boston et de l’université du Vermont, préfèrent parler d’organismes reconfigurables. “L’idée générale est celle d’un va-et-vient entre simulation informatique et expérimentation biologique. On a demandé à un programme logiciel de proposer les meilleures formes possibles pour des petites structures cellulaires afin qu’elles puissent, étant donné leurs caractéristiques propres, se déplacer. Puis les expérimentateurs les ont testées, ont alimenté le logiciel avec leurs résultats, pour aboutir finalement aux configurations les plus efficaces”, explique Thomas Heams, enseignant à AgroParisTech en biotech animale et chercheur à l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement).

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