Planète

Transition écologique : 25 actions locales qui prouvent que c’est possible

Fin 2018, à quelques jours de la COP 24, l’observatoire mondial de l’action climatique non étatique, créé par l’ONG Climate Chance, publiait un rapport inédit. Avec notamment un tour du monde en 80 solutions. À découvrir dans We Demain n°25.

Par La rédaction I Publié le 20 Février 2019


San Pedro la Laguna, au Guatemala : ville maya zéro plastique. (Crédit : Simon Dannhauer / Shutterstock)
San Pedro la Laguna, au Guatemala : ville maya zéro plastique. (Crédit : Simon Dannhauer / Shutterstock)
Retrouvez les 25 projets les plus inspirants dans la revue We Demain n°25, en kiosque le 21 février et disponible sur notre boutique en ligne.

GUATEMALA, San Pedro la Laguna

La ville maya zéro plastique
En 2017, 80 % des 14000 habitants de cette ville maya ont banni le plastique de leur quotidien. Depuis 2016, une loi votée à la majorité par le conseil municipal proscrit l’usage des plastiques et punit les commerçants qui en proposent, les exposant à une amende d’environ 2 000 dollars. Cette initiative, qui vise notamment à préserver le lac Atitlán, a favorisé un retour aux pratiques ancestrales et durables : utilisation de serviettes en tissu, paniers tissés ou feuilles de bananier. La ville a aussi mis en place son propre système de recyclage. Résolument orientée vers la transition, San Pedro prévoit d’inclure des cours d’environnement à l’école et de revoir son système de traitement des eaux usées.

​CORÉE DU SUD, Séoul

46 millions de dollars pour 1 800 potagers
Depuis 2011 et l’élection de Park Won-soon à sa mairie, Séoul s’est postée à l’avant-garde de l’agriculture urbaine. En près de sept ans, le nombre de fermes urbaines et de jardins communautaires a été multiplié par six. L’objectif était de créer 1800 potagers en 2018, en investissant notamment 46 millions de dollars dans la transformation d’espaces non utilisés. Dans le quartier de Gangdong-gu, l’idée est de doter chaque foyer d’un potager d’ici à 2020, en exploitant au maximum les toits des gratte-ciel, les écoles, les parcs... La mairie du quartier finance également des cours et des formations au jardinage, en s’appuyant sur cette dynamique pour revitaliser et renforcer les liens sociaux.

En Inde : 66 millions d'arbres plantés en 12 heures. (Crédit : Thepphanom Leeprakhon / Shutterstock)
En Inde : 66 millions d'arbres plantés en 12 heures. (Crédit : Thepphanom Leeprakhon / Shutterstock)

INDE, Madhya Pradesh

Ils plantent 66 millions d’arbres en 12 heures
L’opération est spectaculaire et se veut un modèle de mobilisation citoyenne pour atteindre les engagements indiens dans le cadre des Accords climat de Paris. Le gouvernement du Madhya Pradesh est parvenu à mobiliser, le 2 juillet 2017, plus d’1,5 million de volontaires pour planter 66 millions de jeunes pousses d’arbres en 12 heures, établissant là un nouveau record mondial. La diversité des espèces plantées – plus d’une vingtaine – est réputée bénéfique pour renforcer le potentiel d’absorption des futures forêts.

​INDE, État de Sikkim

100 % de bio dans les champs
Engagé depuis 2003 dans une ambitieuse transition agro-écologique, l’État de Sikkim est parvenu en 2017 à convertir au modèle biologique l’ensemble de ses surfaces agricoles! Le petit État démontre ainsi la possibilité, pour répondre aux défis de la sécurité alimentaire, de mettre en œuvre des alternatives au modèle d’agriculture intensif de la Révolution verte indienne. Ce sont au total près de 66000 agriculteurs qui ont bénéficié des programmes de sensibilisation et de formation aux pratiques de l’agriculture biologique. En parallèle, l’État a progressivement interdit les pesticides et fertilisants chimiques dont l’usage, depuis 2016, peut être sanctionné au pénal d’une amende de 1 300 euros et de 3 mois de prison.

​VIETNAM, delta du Mékong

Des maisons amphibies face aux inondations
Afin de lutter contre les inondations du delta du Mékong, le Buoyant Foundation Project adapte les maisons traditionnelles. Ce modèle, testé en Louisiane (États-Unis) suite aux inondations de 2005, consiste à intégrer des éléments flottants aux fondations. Cela permet à la structure de s’élever avec la montée des eaux. Les rénovations se font en collaboration avec les maçons qui sont ainsi formés à ces nouvelles techniques.
    













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