À midi, les panneaux tournent à plein régime. Mais la maison est vide, la voiture au travail et le dîner encore loin. Quelques heures plus tard, les occupants rentrent, allument le four, branchent leurs appareils… et achètent de l’électricité au réseau. Le soleil a travaillé pour eux, mais pas au bon moment. Ce décalage explique pourquoi la batterie, longtemps considérée comme un supplément coûteux, prend une place nouvelle dans les projets photovoltaïques.
Chez Ensol, installateur français et spécialiste du pilotage énergétique des maisons, le changement est net : selon son directeur marketing, Marc Laurin, 80 % des projets de l’entreprise intègrent désormais une batterie, contre 20 % un peu plus d’un an auparavant. Et, selon Enedis, près de 10 000 foyers ont sauté le pas en 6 mois (+191 % rien que sur le deuxième trimestre par rapport à la même période l’année précédente). Ce chiffre illustre une évolution : la question n’est plus seulement de produire de l’électricité sur son toit, mais de pouvoir l’utiliser lorsqu’on en a besoin. Les foyers français vont un pas de plus vers l’autonomie individuelle et la résilience.
Revendre rapporte moins, consommer devient prioritaire
Le cadre économique pousse dans cette direction. L’arrêté du 1er juin 2026 a fixé