Le kombucha, futur héros de la teinture textile ?
Coloration violette de molécules à l'aide de bactéries. Observation au microscope. - © SAIGLOBALNT / stock.adobe.com
Publié le par Florence Santrot
Entre les pigments produits par des bactéries cultivées en cuve et les biofilms de kombucha capables d'absorber les colorants des eaux usées, la microbiologie ouvre deux fronts contre la pollution de la mode. Une étude britannique parue en février 2026 vient apporter un argument inattendu au camp microbien.
La mode n’a rien de soutenable, c’est un fait. La Banque Mondiale attribue 17 à 20 % de la pollution mondiale des eaux propres à l’industrie textile. Celle-ci provoque également environ 10 % des émissions de carbone planétaires. La phase de teinture des tissus concentre une bonne part du problème : il faut entre 120 et 220 litres d'eau pour teindre un kilo de tissu, selon les estimations rapportées par les chercheurs de la Manchester Metropolitan University dans Scientific Reports. Et entre 15 et 50 % du colorant ne se fixe jamais aux fibres : il finit dans les rejets. Au total, près de 280 000 tonnes de colorants synthétiques sont déversées chaque année dans les écosystèmes aquatiques de la planète.
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