Texture rose et blanche avec des motifs irréguliers, ressemblant à des cellules ou du tissu.
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Le kombucha, futur héros de la teinture textile ?

Coloration violette de molécules à l'aide de bactéries. Observation au microscope.

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La mode n’a rien de soutenable, c’est un fait. La Banque Mondiale attribue 17 à 20 % de la pollution mondiale des eaux propres à l’industrie textile. Celle-ci provoque également environ 10 % des émissions de carbone planétaires. La phase de teinture des tissus concentre une bonne part du problème : il faut entre 120 et 220 litres d'eau pour teindre un kilo de tissu, selon les estimations rapportées par les chercheurs de la Manchester Metropolitan University dans Scientific Reports. Et entre 15 et 50 % du colorant ne se fixe jamais aux fibres : il finit dans les rejets. Au total, près de 280 000 tonnes de colorants synthétiques sont déversées chaque année dans les écosystèmes aquatiques de la planète.

Ces molécules sont conçues pour résister à la lumière, au lavage et à la transpiration. Autrement dit, elles tiennent bien dans nos vêtements... et tout aussi bien dans les rivières. Certaines libèrent même des composés cancérogènes en se dégradant. Leurs résidus sont souvent visibles, ils perturbent la solubilité de l'oxygène et mettent en péril la vie aquatique. Face à ce double problème – colorer mal et nettoyer ensuite –, deux pistes microbiennes émergent. L'une attaque le problème à la source. L'autre à la sortie.

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