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Un enfant né en 2026 ne grandira pas dans le climat de ses parents. Canicules plus précoces, nuits plus lourdes, villes à réinventer, littoraux à protéger : une partie de son avenir climatique est déjà là, mais l’essentiel reste encore à décider. De l’enfance à ses 50 ans, voici ce que la science dit de son environnement dans les décennies à venir.
Un bébé né en 2026 aura 10 ans en 2036, 24 ans en 2050, 50 ans en 2076. À quoi ressemblera son climat ? La question peut sembler vertigineuse. Elle n’a pourtant rien de fictif. Sans prétendre écrire sa vie à l’avance, les climatologues savent déjà dessiner les contours du monde dans lequel il grandira : plus chaud, plus instable, plus exposé aux extrêmes, mais pas figé pour autant.
C’est là tout l’enjeu. Une partie de son avenir climatique est déjà engagée, car les gaz à effet de serre émis aujourd’hui continueront d’agir pendant des décennies. Mais l’ampleur des dégâts, la fréquence des canicules, la pression sur l’eau, les rendements agricoles, les conditions de vie dans les villes ou sur les littoraux dépendront encore des choix collectifs pris dans les prochaines années. Le GIEC le résume dans une formule devenue centrale : chaque dixième de degré compte. Plus le réchauffement augmente, plus les risques s’intensifient.
"Chaque fraction de réchauffement planétaire augmente la fréquence, la durée et la sévérité des événements extrêmes."
Valérie Masson-Delmotte
- Paléoclimatologue française, directrice de recherche au CEA
2026-2036 : grandir dans un monde qui franchit des seuils
Dans ses premières années, cet enfant vivra dans un climat déjà profondément transformé. 2024 a été la première année civile à dépasser 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, selon Copernicus. Ce franchissement annuel ne signifie pas que l’objectif de l’accord de Paris est définitivement dépassé, puisque celui-ci se mesure sur le long terme. Mais il dit quelque chose de simple et de décisif : le climat de son enfance ne sera déjà plus celui de ses parents.
L’Organisation météorologique mondiale estime qu’il existe 86 % de chances qu’au moins une année entre 2025 et 2029 dépasse 1,5 °C, et 70 % de chances
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