Fondé en 2022 par Moët Hennessy et coorganisé avec ChangeNOW, le World Living Soils Forum (WLSF) s'est imposé en quelques éditions comme un rendez-vous de référence pour la communauté internationale engagée dans la santé des sols. Scientifiques, viticulteurs, agriculteurs, ONG, start-ups, institutions et entreprises s'y retrouvent pour partager innovations, retours de terrain et solutions concrètes en faveur d'une agriculture régénérative.
Pour cette troisième édition, placée sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, de l'UNESCO, de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la gouvernance s'élargit : Pernod Ricard, Nestlé & Nespresso, PwC France et Maghreb ainsi que le Groupe BPCE (via Natixis CIB et Mirova) ont rejoint le Conseil consultatif. Près de 80 sessions, 180 intervenants et trois duplex simultanés depuis New York, Shanghai et São Paulo composent une programmation qui se veut résolument internationale. Parmi les sujets qui émergent particulièrement cette année, le financement des transitions et la question de l’eau sont au coeur des discussions.
L’eau, le nouvel or des sols vivants
L'eau, en excédent ou en pénurie, est particulièrement présente dans les discussions et tables rondes. Car parler de sols vivants en 2026 sans parler d'eau relève désormais de l'impossible. Les chiffres présentés lors du forum donnent le vertige. En France, les précipitations ont chuté de 14 % en vingt ans, avec des hivers plus humides et des étés plus secs. Sur la même période, l'irrigation artificielle a, elle, bondi de 14 %. L'agriculture concentre 57 % de la consommation d'eau du pays – et 80 % de cette con