"Nous ne pouvons plus bricoler." Ce vendredi 11 septembre 2026, à Bercy, Roland Lescure n'a pas cherché à minimiser l'enjeu. Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique inaugurait avec Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, deux nouveaux groupes de travail consacrés respectivement aux entreprises et au financement de l'adaptation au changement climatique.
Le constat dressé par le ministre de l'Économie est celui d'une France où l'exception climatique devient progressivement la norme. Après les inondations du début d'année, les canicules à répétition et les incendies de l'été, "ce qui relevait jusqu'à présent de la crise, de l'aléa, devient désormais une habitude", estime-t-il. Pour les entreprises, poursuit-il, il devient difficile d'absorber un choc exceptionnel lorsque celui-ci se répète : "On peut oublier un mauvais mois [...] quand ça se produit tous les mois, c'est plus compliqué. Nous ne pouvons plus bricoler, il nous faut anticiper, il nous faut adapter notre économie."
Un coût économique qui commence à se préciser
Le changement de ton vient aussi des chiffres. En janvier, Roland Lescure avait demandé à la Direction générale du Trésor de travailler sur les conséquences économiques de l'adaptation et de la non-adaptation. Le rapport complet doit être publié d'ici à la fin de l'année. Une première note, dévoilée en septembre, livre cependant des résultats suffisamment spectaculaires pour faire de l'adaptation un sujet économique à part entière.
Dans un scénario sans adaptation supplémentaire, le changement climatique pourrait ainsi réduire le PIB français de