Adaptation au changement climatique : et si le vrai risque, c'était de ne rien faire ?
Gitaben Rawal, headloader en Inde, porte de lourdes charges sur sa tête sous des températures extrêmes. - © Hera
Publié le par Florence Santrot
À ChangeNOW 2026, une conviction s’impose : l’adaptation n’est plus le parent pauvre de la transition. Elle devient un levier économique, social et politique. À condition de changer d’échelle… et de récit.
“Une personne meurt chaque minute de la chaleur extrême.” La phrase claque. Elle vient de Kathy Baughman McLeod, CEO de HERA, sur la scène de ChangeNOW 2026. Et elle résume, à elle seule, l’un des grands paradoxes climatiques : le risque le plus meurtrier est aussi le plus invisible. Dans la salle, le silence se fait. Car derrière cette statistique, il y a des vies – comme celle de Gitaben Rawal. Cette travailleuse informelle en Inde est contrainte de travailler à 49°C pour livrer de lourds paquets de tissus qu’elle porte sur sa tête. Sous ces températures extrêmes, elle s’effondre, se blesse, abîme son ballot et doit s’endetter – auprès d’usuriers – pour, à la fois se soigner et dédommager le propriétaire des textiles. Elle sombre ainsi dans une spirale économique dont elle mettra des années à sortir.
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