Adaptation au changement climatique : et si le vrai risque, c'était de ne rien faire ?
Gitaben Rawal, headloader en Inde, porte de lourdes charges sur sa tête sous des températures extrêmes.
À ChangeNOW 2026, une conviction s’impose : l’adaptation n’est plus le parent pauvre de la transition. Elle devient un levier économique, social et politique. À condition de changer d’échelle… et de récit.
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“Une personne meurt chaque minute de la chaleur extrême.” La phrase claque. Elle vient de Kathy Baughman McLeod, CEO de HERA, sur la scène de ChangeNOW 2026. Et elle résume, à elle seule, l’un des grands paradoxes climatiques : le risque le plus meurtrier est aussi le plus invisible. Dans la salle, le silence se fait. Car derrière cette statistique, il y a des vies – comme celle de Gitaben Rawal. Cette travailleuse informelle en Inde est contrainte de travailler à 49°C pour livrer de lourds paquets de tissus qu’elle porte sur sa tête. Sous ces températures extrêmes, elle s’effondre, se blesse, abîme son ballot et doit s’endetter – auprès d’usuriers – pour, à la fois se soigner et dédommager le propriétaire des textiles. Elle sombre ainsi dans une spirale économique dont elle mettra des années à sortir.
L’adaptation, ici, n’a rien d’abstrait. Elle devient une question de survie immédiate, mais aussi de justice sociale. “Plus d’un milliard de femmes sont exposées à la chaleur extrême”, rappelle Kathy Baughman McLeod. Et ce sont elles qui réinjectent jusqu’à 90 % de leurs revenus dans leurs communautés. Autrement dit : adapter, c’est aussi stabiliser des sociétés entières. Parmi les réponses apportées par Hera, des prêts financiers et une assurance taillés justement pour ces femmes dans le besoin à travers le programme Women Climate Shock Insurance (WCSI).
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