WE DEMAIN : Pourquoi la démocratie directe constitue-t-elle, selon vous, la solution pour résoudre la crise démocratique actuelle ?
Raul Magni-Berton (Solution démocratique) : En raison de la nature de cette crise. On met l’accent sur le fait que les gens ne votent plus, n’ont plus confiance, mais cela résulte d’un système qui dysfonctionne. Prenons l’exemple de la dette. Depuis 1995, tous les présidents ont annoncé qu’ils allaient éradiquer ce fléau et tous laissent une dette accrue. En fait, le système produit la dette car il faut promettre beaucoup de choses pour se faire élire, nécessairement plus qu’il n’est possible. Difficile ensuite de revenir en arrière.
Autre problème, ce système ne sait pas s’inscrire dans le temps. On le voit avec la transition écologique : on ne parvient pas à avoir une politique sur trente ans. Cela produit des décisions changeantes, non consensuelles, donc difficiles à faire appliquer.
La démocratie directe est le remède. On l’imagine parfois à tort comme un système où les citoyens décident de tout, sans représentants. En fait, c’est plutôt la possibilité pour les citoyens de mettre en œuvre des changements constitutionnels s’ils rassemblent assez de signatures dans une pétition pour permettre un vote.
Uniquement au niveau constitutionnel ?
Oui. Il faut une hiérarchie en fonction de l’importance des décisions. La Constitution est lancée et votée par tout le monde, les lois ordinaires par le Parlement, les décrets par le g