Le bois construit des écoles, des immeubles, des bureaux et même des tours de plusieurs dizaines de mètres de haut. Présenté comme une alternative plus sobre au béton et à l’acier, il est devenu l’un des matériaux phares de la transition écologique du secteur du bâtiment. Pourtant, derrière cette image vertueuse se cache un détail rarement évoqué : pour transformer des planches en poutres géantes ou en panneaux structurels, il faut les coller. Et ces colles sont généralement tout sauf naturelles.
Résines phénoliques, isocyanates ou autres dérivés de la pétrochimie restent aujourd’hui omniprésents dans les bois d’ingénierie utilisés à grande échelle. Le formaldéhyde, lui, est classé cancérigène avéré pour l’humain par le Centre international de recherche sur le cancer depuis 2004. Une contradiction discrète mais bien réelle pour une filière qui revendique son faible impact environnemental. C’est précisément ce paradoxe qu’une équipe de l’université Aalto, en Finlande, s’est attaquée à résoudre.