À première vue, le paysage ressemble davantage à une base scientifique qu'à une centrale électrique. Au cœur des montagnes du Tanggula, sur le plateau tibétain, à plus de 4 650 mètres d'altitude, près de 16 000 miroirs suivent la course du soleil. Tous convergent vers une tour centrale, où la chaleur est captée puis stockée avant d'être transformée en électricité.
Avec ce projet de 100 MW, la Chine construit la centrale solaire thermodynamique à tour la plus haute du monde. Une prouesse d'ingénierie, mais aussi le symbole du regain d'intérêt pour une technologie longtemps restée dans l'ombre du photovoltaïque. À l'heure où les panneaux solaires s'imposent partout, pourquoi revenir à une technologie plus complexe, plus coûteuse et qui n'a jamais connu le même succès commercial ? La réponse tient en un mot : le stockage.