À l’heure où la Silicon Valley se livre une course aux modèles toujours plus massifs – et toujours plus voraces en électricité et en eau –, une organisation indienne emprunte le chemin inverse. La fondation EkStep ne cherche pas à bâtir un ChatGPT de plus, capable de tout faire ; elle veut mettre l’IA au service de problèmes très concrets, pour des populations que la révolution numérique mondiale laisse souvent de côté. “Le monde occidental, c’est la big tech, les grands modèles, des modèles encore plus grands. Nous, ce qui nous intéresse, c’est l’adoption : comment les gens vont réellement utiliser l’IA, en tirer un bénéfice”, résume Shalini Kapoor, responsable de la stratégie data d’EkStep.
C’est à Bangalore, dans dans le sud-ouest de l’Inde, en marge du Forum de l’innovation frugale organisé les 24-25 avril 2026 sous l’égide de l’Alliance Française à l’occasion de l’Année de l’Innovation France–Inde, que Shalini Kapoor a raconté à WE DEMAIN la voie singulière empruntée par EkStep pour mettre les technologies au service du bien commun.