De l'étincelle à la dévastation : les leçons des incendies de Los Angeles
Des bâtiments en feu dans le quartier de Palisades à Los Angeles le 8 janvier 2025. Crédit : CAL FIRE_Official/Wikipedia.
À Los Angeles, c’est Paris qui a brûlé. Paris intra-muros, c’est une surface de 105 km². Depuis le début des incendies dans le quartier de Palisades, mardi 7 janvier dernier, ce sont 117 km² qui sont partis en fumée. Si on ne sait pas avec exactitude ce qui a pu déclencher cette catastrophe (feux d’artifices, …
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À Los Angeles, c’est Paris qui a brûlé. Paris intra-muros, c’est une surface de 105 km². Depuis le début des incendies dans le quartier de Palisades, mardi 7 janvier dernier, ce sont 117 km² qui sont partis en fumée. Si on ne sait pas avec exactitude ce qui a pu déclencher cette catastrophe (feux d’artifices, dysfonctionnement des réseaux électriques…), le bilan est d’ores et déjà terrible en ce mercredi 25 janvier : 25 morts et plus de 12 300 habitations détruites. Les experts scrutent en tout cas de près le secteur de Skull Rock, d’où sont partis les premiers feux.
À qui imputer réellement ces incendies monstres qui ravagent cette mégalopole tentaculaire, deuxième plus grande ville des États-Unis après New York ? Pour Donald Trump et Elon Musk, la faute revient aux Démocrates. Les climato-sceptiques, eux, rejettent la faute sur les écologistes. Pour d’autres, c’est dû au réchauffement climatique. WE DEMAIN fait le point sur les raisons sous-jacentes de ce drame. Si les dérèglements environnementaux ne sont pas la seule cause, ils démultiplient en tout cas les conséquences.
Une météo extrême, jamais vue en janvier à Los Angeles
La région de Los Angeles est particulièrement exposée aux incendies, et les conditions météorologiques actuelles exacerbent ce risque. Ces dernières années, la Californie a subi des sécheresses prolongées. Selon une étude de l’Institute of Physics, les températures dans cette région ont augmenté de 1,5 °C depuis le début du XXe siècle, rendant la végétation plus inflammable. À cela s’ajoutent les vents de Santa Ana, particulièrement forts cette année. Ils ont dépassé par endroits les 160 km/h et pourraient à nouveau souffler jusqu’à 120 km/h ces prochains jours.
La Californie est actuellement en proie à une sécheresse sévère. Depuis mai 2024, Los Angeles n’a enregistré que 4,1 mm de précipitations. C’est l’une des saisons des pluies les plus sèches depuis les années 1800. En janvier 2025, l’humidité des sols dans la région se situe dans les 2 % les plus bas jamais enregistrés, selon la NASA.
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