À gauche, une prairie jaunie, presque rase. À droite, une herbe encore verte et une réserve de foin. “Deux champs. Même canicule. Un seul est encore vert”, affirme Terra Fertilis dans une vidéo publiée sur LinkedIn. L’entreprise normande, qui produit et commercialise du biochar, attribue ce contraste à un apport réalisé quatre ans plus tôt sur la parcelle de son fondateur, Stéphane Ledentu. Selon la publication, la récolte de foin aurait doublé sans recours aux engrais depuis lors, tandis que la biomasse de lombrics serait passée de 250 grammes à 3 tonnes par hectare. L’investissement initial, évalué à 1 000 euros par hectare, est présenté comme amortissable sur cent ans, soit 10 euros par an.
Le contraste est spectaculaire. La vidéo ne permet toutefois pas, à elle seule, de mesurer la part exacte du biochar dans le résultat observé, tant la réponse d’une prairie dépend aussi de la nature du sol, de son histoire et des pratiques agricoles. Ces images rejoignent néanmoins les conclusions de plusieurs études : dans certaines conditions, le biochar peut améliorer la structure du sol et sa capacité à retenir l’eau.