C’est l'histoire d'une bande de blaireaux qui gagnent des procès contre l'État. On parle bien sûr du mammifère à tête rayée de noir et de blanc. Celui qui, la nuit, fouille le sol avec son museau pour se nourrir de vers de terre ou de tubercules. Et qui, le jour, se réfugie dans les chambres et les galeries de son terrier. Population estimée en France : 150 000 individus. Notre histoire met aussi en scène des chasseurs face à des associations de défense des animaux. L'opposition entre ces deux parties remonte à loin. Mais cette fois, elle se joue sur le terrain juridique qui fait bouger les lignes. À la fin, des milliers de blaireaux se voient reconnaître des droits et échappent à la mort.
L'enjeu, c'est la vénerie sous terre. Cette pratique, qui est autorisée en France du 15 septembre au 15 janvier, consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier en y envoyant des chiens. Les chasseurs creusent ensuite un trou pour extraire leur proie avec une pince en acier. Et ils la tuent, souvent à coups de couteau. Les animalistes dénoncent les souffrances terribles infligées aux blaireaux, tandis que les chasseurs défendent une tradition aussi ancienne que la chasse à courre."On aimerait faire interdire