L’été 2026 est loin d’être terminé, mais sa facture prend déjà forme. Selon une étude publiée le 8 août par Triodos Bank et intitulée “Hot summer economics”, les chaleurs extrêmes pourraient coûter environ 180 milliards d’euros à l’Union européenne en 2026. L’équivalent de 1 % de son produit intérieur brut, peu ou prou la croissance attendue cette année. Autrement dit, les canicules pourraient effacer en quelques mois la totalité de la richesse supplémentaire que l’Europe espérait produire.
Ce chiffre ne correspond pas à une addition de dommages déjà constatés. Il s’agit d’une estimation réalisée par les économistes Hans Stegeman, Joeri de Wilde et Ernst Hobma à partir des températures enregistrées jusqu’à la fin juillet et d’une projection pour le reste de l’année. Les auteurs le reconnaissent : les effets se recoupent parfois, l’été est encore en cours et toute modélisation comporte une part d’incertitude. Leur calcul permet néanmoins de rendre visible un phénomène longtemps relégué à un horizon lointain : le dérèglement climatique pèse déjà sur l’activité économique.