“Qu'est-ce qui a déclenché votre profonde fascination pour le monde naturel ?”, demande Barack Obama à l'homme qu'il a invité à la Maison-Blanche ce jour de 2015."Je n'ai jamais rencontré un enfant qui ne s'intéresse pas à l'histoire naturelle, répond celui-ci. La question est plutôt de savoir comment on peut perdre cet intérêt."
L'hôte qui répond ainsi au président américain est sir David Attenborough. Il a alors 89 ans et n'a toujours pas "perdu cet intérêt" – qui avait commencé très tôt, lorsqu'enfant, dans les années 1930, il partait à vélo dans la campagne autour de Leicester (Angleterre) et passait ses journées à extirper, à l'aide d'un marteau, dans des roches pleines de fossiles, les coquilles d'animaux marins, les ammonites."J'étais ravi à l'idée que j'étais le premier humain à contempler cette merveille." *
Montrer à la télévision les animaux dans leur environnement naturel
Être le fils (avec ses deux frères) du recteur du collège universitaire de Leicester n'est pas le moindre des atouts pour le développement de sa vocation naturaliste. Côtoiement des chercheurs, accès à la documentation… Et les à-côtés sympathiques, comme la fourniture – contre pennies sonnants – de tritons et de salamandres au département de zoologie. Les principes régissant le monde naturel accaparent désormais l'essentiel de son attention. Et c'est tout naturellement qu'après des études secondaires à Leicester, il part étudier la zoologie et la géologie à Cambridge, où il obtient une licence en sciences naturelles. Études suivies, en 1947, d'un service militaire dans la Royal Navy. Puis l'entrée dans la "vraie