Trente petits points, au départ. Puis une déferlante. Le 27 avril 2026, Erin Brockovich demande aux Américains de lui signaler les data centers qui apparaissent près de chez eux et les problèmes qu’ils leur posent. En un mois, l’activiste dit avoir reçu 3 862 contributions. Au 14 août, son site en comptabilisait 9 031, provenant des 50 États. Eau, électricité, bruit, santé, terres agricoles, biodiversité… Les inquiétudes exprimées sont nombreuses.
Mais un reproche revient avec insistance : des habitants affirment avoir découvert l’existence de ces projets lorsque les décisions étaient déjà prises, les accords fiscaux négociés ou les premiers engins de chantier arrivés. “Si les data centers sont si formidables, pourquoi sont-ils construits dans le secret ?”, interroge Erin Brockovich dans un texte publié fin mai 2026.
Une carte de la défiance
La carte mise en ligne sur Brockovich Data Center Reporting n’est pas un registre exhaustif des quelque 4 000 data centers déjà implantés aux États-Unis, elle va plus loin. Elle localise les signalements envoyés par des habitants au sujet d’installatio