ADEME, mode d'emploi : quand l'État joue les copilotes de la transition auprès des entreprises
Du diagnostic à l’accompagnement stratégique, l’ADEME veut rendre la transition accessible à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Crédit : maurice norbert / stock.adobe.com.
De la sobriété à la subvention, en passant par les diagnostics et les formations, l’ADEME s’invite dans les stratégies des entreprises engagées dans la transition écologique.
Mis à jour le
Au cours de l’examen du budget pour 2025, courant janvier dernier, l’Ademe a été pointée du doigt, notamment au regard de son impact sur les finances de l’Etat. Mais il faut bien faire la part des choses entre le budget opéré par l’ADEME pour le compte de l’État – environ 4 milliards d’euros par an pour aider les entreprises dans leur transition écologique – et le budget de fonctionnement de l’Agence est de 136 millions d’euros, salaires des employés inclus. 92 % de son budget effectif va donc directement aux territoires, via différents fonds (chaleur, économie circulaire, air-mobilité, etc.) ainsi que le plan France 2030.
Et dans les différentes missions de l’ADEME, une majorité – 60 à 70 % – est liée aux entreprises. Une réalité qui peine encore à se traduire sur le terrain, où beaucoup d’acteurs ne savent pas exactement ce que l’Agence peut leur apporter. D’où l’idée d’un Tour de France de la transition, qui sera organisé de mai à octobre 2025, pour répondre aux interrogations et présenter de manière simple les outils disponibles. “L’ADEME est aujourd’hui un acteur économique autant qu’environnemental, rappelle Sylvain Waserman, président de l’Agence. Nous devons sortir de l’image d’une agence de sensibilisation : nous sommes aussi un levier d’investissement et de transformation industrielle.”
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