Produrable 2026 : un tremplin pour les marques qui avancent

Main tenant une planète verte numérique avec des icônes technologiques en arrière-plan. Neuf catégories, 23 trophées : un panorama des initiatives qui contribuent à transformer l'économie. - © thanmano / stock.adobe.com

Publié le par La rédaction WE DEMAIN

Toutes les entreprises engagées ne savent pas forcément raconter ce qu’elles font. Certaines avancent pourtant très concrètement : elles repensent un produit, réduisent l’usage d’une ressource, travaillent avec une ONG, changent une filière, inventent un service plus sobre, structurent une démarche territoriale ou sociale. Mais entre ce qui se transforme en interne et ce qui devient visible à l’extérieur, il y a souvent un écart. C’est précisément dans cet espace que s’inscrit le Grand Prix de la Marque Engagée.

Organisé par LinkUp et Produrable, ce prix revient pour sa 9e édition le 30 septembre 2026, dans le cadre du salon Produrable, au Palais des Congrès de Paris. L’objectif n’est pas seulement de récompenser de “belles histoires” d’entreprises. Il s’agit plutôt de distinguer des démarches capables de montrer comment l’engagement peut devenir un levier de transformation : pour les consommateurs, les salariés, les partenaires, les territoires ou plus largement la société.

Un exercice de clarté

Candidater à un prix de ce type n’est pas anodin. Cela oblige à formuler ce que l’on fait, pourquoi on le fait, avec quels résultats, quelles limites et quelle cohérence. En matière d’engagement, cet exercice est précieux. Car une initiative responsable ne se résume pas à une intention. Elle doit pouvoir être expliquée simplement, documentée, replacée dans une stratégie et comprise par celles et ceux auxquels elle s’adresse.

Le palmarès 2025 en donnait un bon aperçu. Neuf catégories avaient été récompensées et 23 trophées décernés. Parmi les lauréats figuraient par exemple Okaïdi pour son dispositif de consigne textile, Castorama pour son projet de terreaux sans tourbe, Caudalie pour son sérum rechargeable, Neptune Elements pour ses solutions à base d’algues ou encore MoEa pour ses sneakers éco-conçues à partir de déchets végétaux. Autant de projets très différents, mais tous ancrés dans des usages concrets.

Des démarches très diverses

Le Grand Prix couvre un large spectre : B2C, B2B, collaborations entre marques et ONG, start-up, entreprises à mission, alimentation durable, coup de cœur des étudiants, personnalité engagée, coup de cœur du jury. Cette diversité est intéressante, car elle évite de réduire l’engagement à une seule forme. Une entreprise peut agir par son produit, son modèle économique, ses approvisionnements, ses partenariats, son ancrage local ou sa gouvernance.

En 2025, l’alimentation durable avait ainsi distingué Écomiam, Bel, Panzani et SEB. La catégorie Marque et ONG avait mis en lumière des collaborations comme Samsung x Apprendre France ou Biocoop x Générations Futures. Le Coup de cœur du jury avait récompensé Dhandi Chocolaterie, pour son chocolat bio et inclusif au service de l’insertion. De quoi rappeler qu’une marque engagée peut être une grande entreprise, une PME, une start-up ou une structure en pleine construction.

Une scène, mais aussi un miroir

Pour les entreprises, l’intérêt d’une candidature ne tient donc pas seulement à la visibilité. Bien sûr, le Grand Prix se déroule dans un cadre très exposé, au cœur de Produrable, rendez-vous européen des acteurs de l’économie durable. Mais il peut aussi jouer un rôle de miroir. Que veut-on vraiment faire reconnaître ? Une innovation ? Une trajectoire ? Un changement de modèle ? Une alliance ? Une preuve d’impact ? Une candidature bien construite oblige souvent à répondre à ces questions.

C’est aussi une manière de sortir d’un paradoxe fréquent. D’un côté, les entreprises sont de plus en plus attendues sur leurs engagements. De l’autre, elles peuvent hésiter à prendre la parole, par peur d’être accusées d’en faire trop, trop tôt, ou pas assez. Le Grand Prix offre un cadre plus exigeant qu’un simple récit de marque : il invite à montrer des faits, des choix, des résultats, mais aussi une direction. À l’heure où la transition a besoin de preuves autant que d’inspiration, candidater peut donc être plus qu’un exercice de communication. Cela peut devenir une étape pour clarifier sa démarche, la confronter à un regard extérieur et, peut-être, donner envie à d’autres de s’en emparer.