“Architecte et militante, je suis, depuis des années, témoin des rouages et des ravages de l’industrie du béton”, prévient Léa Hobson en ouverture de son livre coup de poing, Désarmer le béton, ré-habiter la terre. Elle milite notamment au sein du mouvement Les Soulèvements de la terre, un réseau de luttes locales, contre des projets considérés comme dangereux pour la planète.
Elle dresse un dossier à charge contre le béton, omniprésent dans l’architecture depuis l’aprèsguerre (années 1950). “Dans plusieurs milliers d’années, au même titre que le plastique, l’aluminium, l’acier ou encore l’asphalte, le béton constituera le marqueur géologique de notre ère”, note-t-elle. La vigilance collective, désormais de mise, est portée par de plus en plus de voix, à l’instar de celle de Léa Hobson.