Sources
Consulter le livre blanc de la PST&B : https://ia-sup.fr/livre-blanc
L’IA ne remplace pas seulement des métiers : elle transforme déjà les tâches qui les composent.
Entre les prophéties de destruction massive d’emplois et les promesses de productivité illimitée, un angle mort demeure : l’IA ne transforme pas les métiers d’un seul bloc. Elle s’attaque déjà aux tâches, aux livrables, aux compétences attendues… et oblige écoles, entreprises et salariés à repenser la formation comme la supervision du travail.
Publié le
Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.
Quel métier choisir quand personne ne sait vraiment à quoi il ressemblera dans cinq ans ? La question dépasse désormais les lycéens, les étudiants et les salariés en reconversion. Elle traverse désormais tout le marché du travail. Car l’intelligence artificielle ne se contente plus de promettre de nouveaux outils. Elle modifie déjà la manière de rédiger, de coder, de synthétiser, de documenter, de contrôler, de vendre, de recruter ou de prendre une décision.
Le débat s’est longtemps concentré sur une question : combien d’emplois l’IA va-t-elle détruire ? Désormais, le vrai sujet n’est pas seulement de savoir si un métier disparaîtra, mais ce qu’il restera de lui quand une partie de ses gestes quotidiens aura été automatisée, accélérée ou déplacée. Autrement dit : l’IA ne va pas forcément remplacer votre métier. Elle va d’abord le redécouper.
C’est précisément le point de départ du livre blanc publié par la Paris School of Technology & Business (PST&B) autour de CELIA, un indicateur destiné à mesurer l’impact de l’IA sur les compétences et l’employabilité. Armand Derhy, directeur fondateur de PST&B, pose le problème en une formule volontairement large : "Saviez-vous que la valorisation financière de Nvidia est supérieure au PIB du Japon, et celle de Microsoft dépasse celui de la France. Une étude récente de la Coface révélait que près de 5 millions d’emplois en France seraient impactés par l’IA. Mais qu’entend-on réellement par ‘impactés par l’IA’ ?", interroge-t-il.
Un emploi peut être exposé à l’IA sans être supprimé. Une tâche peut être automatisable sans être confiée à une machine. Une compétence peut devenir moins centrale tandis qu’une autre, plus humaine en apparence (vérifier, arbitrer, contextualiser, expliquer) devient décisive. C’est toute la difficulté du débat : l’IA ne s’attaque pas tant à des professions comme un bulldozer, elle avance plutôt par usages, par bouts de chaîne de travail… Et elle ne touche pas tous les métiers avec la même intensité : “L'IA, c'est la revanche des cols bleus sur les cols blancs”, souligne Armand Derhy.
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