Cube lumineux marqué "AI" devant des icônes de personnes sur fond bleu.
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Avec l'IA, le vrai choc n'est pas la disparition des métiers, mais leur transformation

L’IA ne remplace pas seulement des métiers : elle transforme déjà les tâches qui les composent.

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En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.

  • L’IA ne remplace pas forcément les métiers en bloc : elle transforme d’abord les tâches qui les composent, comme rédiger, coder, synthétiser, vérifier ou produire des livrables.
  • Selon l’indicateur CELIA de la Paris School of Technology & Business, le principal choc de l’IA est moins l’automatisation que la hausse des standards professionnels : produire plus vite, documenter mieux, superviser davantage.
  • Les métiers les plus exposés ne sont pas nécessairement condamnés, mais ceux dont les livrables sont numériques, répétables et facilement intégrables à des outils d’IA.
  • Les jeunes diplômés pourraient être particulièrement fragilisés, car les premières tâches d’apprentissage en entreprise sont aussi celles que l’IA peut accélérer ou absorber.
  • Face à cette transformation, l’enjeu central devient la formation, la supervision et le jugement humain : savoir utiliser l’IA ne suffira pas, il faudra comprendre ce qu’elle change dans le travail.

Quel métier choisir quand personne ne sait vraiment à quoi il ressemblera dans cinq ans ? La question dépasse désormais les lycéens, les étudiants et les salariés en reconversion. Elle traverse désormais tout le marché du travail. Car l’intelligence artificielle ne se contente plus de promettre de nouveaux outils. Elle modifie déjà la manière de rédiger, de coder, de synthétiser, de documenter, de contrôler, de vendre, de recruter ou de prendre une décision.

Le débat s’est longtemps concentré sur une question : combien d’emplois l’IA va-t-elle détruire ? Désormais, le vrai sujet n’est pas seulement de savoir si un métier disparaîtra, mais ce qu’il restera de lui quand une partie de ses gestes quotidiens aura été automatisée, accélérée ou déplacée. Autrement dit : l’IA ne va pas forcément remplacer votre métier. Elle va d’abord le redécouper.

Sortir du faux duel création/suppression

C’est précisément le point de départ du livre blanc publié par la Paris School of Technology & Business (PST&B) autour de CELIA, un indicateur destiné à mesurer l’impact de l’IA sur les compétences et l’employabilité. Armand Derhy, directeur fondateur de PST&B, pose le problème en une formule volontairement large : "Saviez-vous que la valorisation financière de Nvidia est supérieure au PIB du Japon, et celle de Microsoft dépasse celui de la France. Une étude récente de la Coface révélait que près de 5 millions d’emplois en France seraient impactés par l’IA. Mais qu’entend-on réellement par ‘impactés par l’IA’ ?", interroge-t-il.

Un emploi peut être exposé à l’IA sans être supprimé. Une tâche peut être automatisable sans être confiée à une machine. Une compétence peut devenir moins centrale tandis qu’une autre, plus humaine en apparence (vérifier, arbitrer, contextualiser, expliquer) devient décisive. C’est toute la difficulté du débat : l’IA ne s’attaque pas tant à des professions comme un bulldozer, elle avance plutôt par usages, par bouts de chaîne de travail… Et elle ne touche pas tous les métiers avec la même intensité : “L'IA, c'est la revanche des cols bleus sur les cols blancs”, souligne Armand Derhy.

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