Thomas Breuzard (Norsys) : “La nature devient notre actionnaire avec droit de vote au conseil d'administration”
Dirigeant de Norsys, Thomas Breuzard est aussi co-président de B Lab France. Crédit : Norsys.
Pourquoi et comment un groupe français de services numériques décide de mettre la nature au cœur de sa gouvernance ? Entretien avec son dirigeant, Thomas Breuzard, pour décrypter cette démarche unique en son genre.
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Voilà une stratégie inédite adoptée par Norsys. La semaine dernière, l’entreprise de conseil en assistance à maîtrise d’ouvrage et d’ingénierie informatique a annoncé trois changements majeurs visant à intégrer la nature au cœur de sa gouvernance. Cette ETI, qui emploie 750 personnes et compte 150 clients, tient à démontrer que prendre soin du vivant est possible, y compris pour une entreprise qui en est, en théorie, éloignée. Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté de créer une véritable économie régénérative, où les décisions stratégiques ne se prennent plus sans considérer les enjeux de biodiversité et de préservation du climat.
Après avoir développé le concept de permaentreprise avec son père, Thomas Breuzard, directeur de Norsys, détaille pour WE DEMAIN les trois nouveaux dispositifs mis en place : la nature comme actionnaire avec droit de vote au conseil d’administration, la création d’un Haut Conseil pour la nature, et la mise en place d’un Comité Social et Environnemental (CSE-E). Pour mieux comprendre les enjeux de ces mesures novatrices et la raison pour laquelle Norsys s’est engagée dans cette voie, nous avons échangé avec Thomas Breuzard, par ailleurs co-président de B Lab France, sur ces annonces.
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