Au Potager du Roi à Versailles, certains murs tiennent désormais trop chaud. Conçus pour protéger les cultures et favoriser le mûrissement des fruits, ils deviennent, l’été, une épreuve pour les arbres palissés contre leurs faces exposées au sud. Le long de ces murs, les températures sont proches de 50 °C à la belle saison. Les pommiers et les poiriers en souffrent. Sur une terrasse, des pêchers, des abricotiers et des vignes ont donc été replantés. Un choix qui s’inspire aussi des cultures du temps de Jean-Baptiste de La Quintinie, créateur du potager de Louis XIV, à sa demande en 1683.
L’histoire fournit ici des pistes pour affronter l’avenir. C’est dans ce jardin de neuf hectares, à Versailles, que l’École supérieure de jardin (ESJ) célébre en ce mois de septembre son premier anniversaire. Créée en 2025 au sein de l’École nationale supérieure de paysage, elle entend former des professionnels capables d’entretenir, de préserver et de faire évoluer les jardins. "Au jardin, le changement climatique, ce n’est plus du tout une théorie", rappelle Alexandra Bonnet, directrice de l’École nationale supérieure de paysage. Il suffit de faire quelques pas dans les allées du potager pour le constater.