Un homme présente des plans et des dessins à un groupe de personnes dans une salle.
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À Versailles, une école pour apprendre à jardiner avec le vivant

Au Potager du Roi, à Versailles, l’École supérieure de jardin transmet les savoir-faire horticoles et forme les jardiniers à préserver un patrimoine vivant face au changement climatique, avec le soutien de la Fondation Diptyque.

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En bref

  • Créée en 2025 au Potager du Roi, à Versailles, l’École supérieure de jardin bénéficie du soutien de la Fondation Diptyque, mécène bâtisseur.
  • Sa première promotion compte sept maîtres jardiniers diplômés, dont cinq déjà en poste. Seize nouveaux élèves ont intégré la deuxième promotion.
  • L’enseignement associe pratique horticole, histoire des jardins et écologie pour préserver le patrimoine végétal tout en l’adaptant au changement climatique.
  • Pour 2026-2027, l’école élargit son offre : jardin méditerranéen à Marseille, formations pour les professionnels et collectivités, puis masterclasses au printemps 2027.

Au Potager du Roi à Versailles, certains murs tiennent désormais trop chaud. Conçus pour protéger les cultures et favoriser le mûrissement des fruits, ils deviennent, l’été, une épreuve pour les arbres palissés contre leurs faces exposées au sud. Le long de ces murs, les températures sont proches de 50 °C à la belle saison. Les pommiers et les poiriers en souffrent. Sur une terrasse, des pêchers, des abricotiers et des vignes ont donc été replantés. Un choix qui s’inspire aussi des cultures du temps de Jean-Baptiste de La Quintinie, créateur du potager de Louis XIV, à sa demande en 1683.

L’histoire fournit ici des pistes pour affronter l’avenir. C’est dans ce jardin de neuf hectares, à Versailles, que l’École supérieure de jardin (ESJ) célébre en ce mois de septembre son premier anniversaire. Créée en 2025 au sein de l’École nationale supérieure de paysage, elle entend former des professionnels capables d’entretenir, de préserver et de faire évoluer les jardins. "Au jardin, le changement climatique, ce n’est plus du tout une théorie", rappelle Alexandra Bonnet, directrice de l’École nationale supérieure de paysage. Il suffit de faire quelques pas dans les allées du potager pour le constater.

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