Tomate flétrie suspendue à une tige avec des feuilles sèches dans un champ aride.
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Les jours d’après : “La canicule, ce n’est pas un accident”

Cette tomate, rare survivante d'un été très sec, illustre une des conséquence des canicules à répétition cet été.

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Publié le

Début juillet 2026. Terre dure et sèche sous ma pelle, jardin brûlé et brûlant sous mes pieds. Aucune courge n’a survécu hors de la serre, et de façon générale le potager va donner dix fois mois que l’an dernier. Un couple de pics qui avait ses habitudes sur ma fenêtre est mort, l’un puis l’autre, assommés durant les pics caniculaires, sens de l'équilibre détraqué par la chaleur j’imagine, perte irréparable.

À côté, l’herbe jaune et mi-haute du voisin qui a déménagé évoque irrésistiblement la savane africaine. Au marché, tout le monde échange ses complaintes sur les jardins anéantis. Dur réveil !

 J’avais beau être prévenu, être branché sur l’actualité climatique, être un des oiseaux de mauvais augure que les sceptiques appellent des “catastrophistes”, des “angoissés” ou des “moralisateurs”, bref bien prêt à envisager le pire pour la planète, je croyais sincèrement que dans mon refuge breton je serais à l’abri de la sécheresse récurrente qui menace tout le bassin méditerranéen.

Prendre les choses en main sérieusement

La Bretagne c’est la pluie encore et encore, l’été dernier en a été abondant à l’excès, la verdure est à ce prix, n’est-ce pas ? La désolation sous mes yeux anéantit mes illusions et prend un petit air annonciateur d’apocalypse. Si cela brûle ici, alors nul territoire n’est à l’abri.

Si je veux replanter et redonner des forces au potager, il faudra prendre les choses en main sérieusement. Irrigations, réserves, ombres, abreuvoirs, nichoirs, et surtout un plan. Plus jamais l’insouciance du mois de mai, passés les Saints de Glace, admirant la vie qui pousse; maintenant dès mai il faudra se préparer aux canicules en série tout à fait plausibles. “Passera pas l’hiver ? “ se disait-on de nos êtres fragiles et chers, maintenant ce sera aussi “passera pas l’été ?” Dans les villes comme dans les campagnes, nous ne pourrons plus négliger la préparation aux grandes chaleurs, elle nous accompagnera tout au long de l’année.

Ce qu’il faut en retenir

 Une idée forte

Même la Bretagne n'est plus un refuge : le dérèglement climatique redessine tous nos repères.

Une urgence

Abandonner l'illusion que certains lieux seront épargnés et se préparer dès aujourd'hui à des étés plus chauds et plus secs.

Une piste d'action

Anticiper plutôt que subir, en repensant dès aujourd'hui nos territoires, nos habitats et notre rapport aux saisons.

Sources